Dans un contexte de baisse des financements internationaux, les programmes de lutte contre le VIH les plus exposés au sous-financement sont principalement ceux qui dépendent fortement des bailleurs extérieurs. Il s’agit d’abord des programmes de prévention ciblant les populations clés (travailleuses du sexe, hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, usagers de drogues), incluant la sensibilisation, le dépistage communautaire et la distribution de préservatifs.
Ce n’est pas tout. Dr Awa DIAGNE, responsable du programme Fonds Mondial au Conseil National de Lutte contre le Sida signale que les activités de dépistage sont également menacées, avec un risque de réduction des campagnes mobiles et de proximité. De même, souligne-t-elle, l’accompagnement des personnes vivant avec le VIH (soutien psychosocial, observance thérapeutique, lutte contre la stigmatisation) pourrait être affaibli, malgré son importance.
Les programmes destinés aux jeunes, adolescents et femmes vulnérables pourraient aussi subir des coupes budgétaires, tout comme les activités de surveillance épidémiologique, de recherche et d’évaluation, essentielles pour suivre l’évolution de l’épidémie.
En revanche, l’accès aux traitements antirétroviraux reste généralement mieux protégé, même si sa durabilité dépend du maintien global des financements.
En résumé, ce sont surtout les activités communautaires, de prévention et de suivi des populations vulnérables qui sont les plus fragilisées par la baisse des ressources.
Avec Dr Awa DIAGNE

