Dans un contexte de baisse des financements internationaux, la riposte au VIH au Sénégal entre dans une phase critique qui menace la pérennité des acquis. La demande de financement GC8 du Fonds mondial s’inscrit ainsi comme un moment stratégique pour adapter les interventions, prioriser les actions à fort impact et renforcer la résilience du système de santé. Une série d’articles analyse les enjeux, les défis et les orientations majeures pour maintenir les progrès vers l’élimination du sida d’ici 2030.
La riposte au VIH face à la baisse des financements et les défis à relever
Malgré des résultats encourageants dans la lutte contre le VIH, le Sénégal fait face à un défi majeur lié à la baisse des financements internationaux, qui représentent encore plus de 70 % des ressources consacrées à la riposte. En 2024, le pays a pourtant enregistré des progrès significatifs : 85 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, 93 % sont sous traitement antirétroviral et 92 % ont une charge virale supprimée.
Pour Dr Awa Diagne ,coordonnatrice du programme Fonds Mondial au Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS),cette réduction des financements menace toutefois la continuité des services de prévention, de dépistage et de prise en charge, en particulier pour les populations les plus vulnérables. Elle risque également d’affaiblir les interventions communautaires, la lutte contre la stigmatisation et les inégalités, ainsi que le renforcement du système de santé.

Face à cette situation, rappelle Dr Diagne, le Sénégal s’engage à renforcer la mobilisation des ressources nationales, à diversifier ses partenariats et à développer des mécanismes de financement plus durables. Les principaux défis consistent à préserver les acquis obtenus, garantir l’accès aux soins pour tous, protéger les populations les plus exposées au VIH et consolider durablement le système de santé afin d’atteindre l’objectif d’élimination du sida comme menace de santé publique d’ici 2030.
(à suivre).: »Les programmes les plus exposés dans un contexte de baisse des financements »

