Fonds mondial sur la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme :Un  préoccupant déficit de financement.

 Le Fonds mondial mobilise 11,3 milliards USD sur 18 prévus pour lutter contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Ce déficit menace des programmes clés, alors que l’organisation injecte jusqu’à 5 milliards USD par an dans des traitements, des moustiquaires et de la prévention, protégeant des millions de vies.

Les États-Unis ont promis jusqu’à 4,6 milliards USD, tandis que plusieurs donateurs importants, dont la France, le Japon et la Commission européenne, n’ont pas annoncé de contribution immédiate, en indiquant qu’ils pourraient en faire ultérieurement. Le Royaume-Uni a confirmé 850 millions de livres (environ 1,1 milliard USD), un engagement en baisse par rapport au montant injecté par Londres au précédent cycle, soit 1 milliard de livres. À l’inverse, des pays comme l’Inde et l’Irlande ont augmenté leur participation, et le secteur privé contribue davantage que lors des cycles précédents. 

Les difficultés de mobilisation de ressources contraignent le Fonds à réduire ses coûts de 20 % en 2026. L’organisation a déjà informé certains pays d’ajustements sur les subventions couvrant la période actuelle. Son directeur, Peter Sands, pense que le contexte suggère la fin du modèle fondé sur une forte dépendance à l’aide extérieure et appelle à une transition maîtrisée vers davantage d’autonomie.

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