Le CNLS mobilise les parlementaires pour consolider la riposte au VIH.

Dans un contexte marqué par la baisse des financements internationaux, la persistance de nouvelles infections et les défis liés aux droits humains, le Sénégal entend renforcer l’engagement de sa représentation nationale dans la lutte contre le VIH. En partenariat avec la Commission Santé de l’Assemblée nationale, le Conseil national de Lutte contre le Sida (CNLS) organise un atelier de sensibilisation destiné aux parlementaires afin de consolider leur rôle dans l’amélioration du cadre juridique, institutionnel et financier de la riposte.

Un contexte qui appelle un engagement renouvelé

Avec une prévalence du VIH estimée à 0,3 % dans la population générale, le Sénégal demeure l’un des pays d’Afrique de l’Ouest ayant réussi à maintenir une épidémie à faible prévalence grâce à un engagement politique constant et à une mobilisation multisectorielle. Toutefois, l’épidémie reste concentrée au sein des populations les plus exposées, qui continuent de faire face à des obstacles limitant leur accès aux services de prévention, de dépistage et de traitement.

À ces défis s’ajoutent la diminution progressive des financements extérieurs, la nécessité de renforcer les ressources domestiques consacrées à la santé ainsi que les évolutions du cadre juridique encadrant la lutte contre le VIH. Dans ce contexte, la contribution des parlementaires apparaît plus que jamais essentielle.

Le Parlement, un acteur clé de la riposte

Par leur pouvoir de voter les lois, de contrôler l’action gouvernementale et d’orienter les politiques publiques à travers le budget de l’État, les députés disposent de leviers déterminants pour soutenir une riposte durable au VIH.

L’atelier vise ainsi à renforcer leur compréhension de la situation épidémiologique, des enjeux actuels de la riposte et des défis liés aux droits humains, au genre et à l’accès équitable aux services de santé. Les échanges permettront également d’analyser les limites du cadre juridique existant, notamment la loi de 2010 relative au VIH/Sida, afin d’identifier les adaptations nécessaires au regard des évolutions scientifiques et des réalités actuelles.

Construire un environnement plus favorable à la lutte contre le VIH

Au-delà du partage d’informations, cette rencontre ambitionne de promouvoir un dialogue renforcé entre les acteurs de la santé et les représentants de la Nation autour des priorités stratégiques de la riposte.

Les participants seront notamment sensibilisés à leur rôle dans la mobilisation des ressources nationales destinées à financer durablement la lutte contre le VIH, tout en réfléchissant aux réformes législatives et réglementaires susceptibles de mieux protéger les droits des personnes vivant avec le VIH et des populations vulnérables.

À l’issue des travaux, des recommandations et des engagements sont attendus pour contribuer au renforcement de l’environnement juridique, institutionnel et financier de la riposte au VIH au Sénégal. Une démarche qui illustre la volonté du CNLS de faire du Parlement un partenaire de premier plan dans la préservation des acquis et l’accélération des progrès vers l’élimination du Vih à l’horizon 2030