Arrestations pour actes contre-nature et transmission volontaire du VIH : Une hausse des dépistages notée selon un rapport du CNLS.

Les dépistages du VIH ont subi une augmentation suite aux récentes arrestations pour <<actes contre-nature >> et transmission volontaire du VIH. Ce regain d’intérêt est signalé dans un <<rapport de l’évaluation rapide de l’impact de la situation de crise actuelle sur les services de prévention et de traitement du Vih au Sénégal>>.Ce document produit sous l’egide  de l’Unité de Suivi Evaluation et Recherches du CNLS précise ainsi le nombre de personnes ayant effectué un test de dépistage au VIH dans  22 sites qui est passé de 1 889, avant les arrestations et leurs conséquences, à 2 121 en fin février et 2726 en fin mars soit une augmentation de 30 %.

L’enquête a couvert l’ensemble des 157 sites PEC des PvVIH du Sénégal. Un questionnaire élaboré à partir de l’outil GOOGLE FORMS a été administré aux prestataires (Médecins de prises en charge, Assistants sociaux, personnels de soutien, bénéficiaires).

Un bémol est cependant signalé au niveau de la fréquence des consultations qui ont subi une baisse. Ainsi le nombre de PvVIH régulièrement suivis dans 22 sites s’élève à 8 803.Avant les arrestations (données de fin janvier 2025), 2 425 patients suivis ont consulté les services VIH.Depuis cet évènement (données de Fin février 2025) seulement 1 803 patients ont été reçus dans ces sites soit une diminution de 25,6%.

Le nombre de PVVIH régulièrement suivis dans les 42 sites s’élève à 12 079 § Avant les arrestations (données de fin janvier 2026), 2987 patients suivis ont consulté les services VIH  contre 2315 patients en fin mars soit une diminution de 29,0 %. Ø15 cas d’abandon des services ont été rapportés par les prestataires interrogés en fin mars 2026.

Ce revers s’explique par la peur pour certains d’être identifié en tant que HSH, par la crainte de harcèlements verbaux ou physiques ou d’une arrestation tout simplement.

En conclusion le document constate que les arrestations de personnes pour « actes contre nature » et Transmission volontaire du VIH survenu durant la 1 e semaine du mois de février 2026 ont eu des impacts sur le continuum des services prévention et de traitement du VIH.

Le rapport recommande   de renforcer la communication sur le VIH notamment les 3 modes de transmission et les avancées que le Sénégal a enregistrées dans la lutte contre cette pandémie en plus de communiquer sur la distinction entre la maladie qui est du ressort de la santé publique à travers la prise en charge et les habitudes de vie et comportements ou orientations sexuelles qui relèvent de la responsabilité individuelle.