La validation définitive du rapport GAM 226 est attendue très prochainement.
Ce rapport publié chaque année permet de mesurer les progrès vers les objectifs mondiaux fixés par l’Onusida, mais aussi de suivre l’évolution de l’épidémie, d’évaluer les efforts de prévention, de dépistage, et de traitement.
Le rapport GAM est ainsi l’occasion de constater les performances encourageantes vers l’attente des 3×95.Sur cet aspect précis les performances notées sont plus qu’encourageantes.
Ainsi avec le dépistage (1er 95) on note que sur les 47.770 porteurs du VIH, 40.000 connaissent leur statut soit 90% contre 85% dans le précédent rapport.
La mise sous ARV est à 93% et la charge virale atteint les 93%.C’est dire que l’objectif est à portée de main.
Les résultats atteints en matière de mesure de la charge virale peuvent par ailleurs s’expliquer la disponibilité des intrants et presque aucune rupture importante n’a été notée. De plus, il faut souligner <<le bon maillage des appareils de charge virale, les points of care, mais aussi les Genexpert de programmes et de PNT qu’on a optimisés pour faciliter la charge virale dans de nombreuses zones. >> selon cheikh Bamba Diéye de l’unité suivi évaluation recherche du CNLS qui ajoute toutefois << qu’il faut améliorer le rendu et la manipulation des résultats >> mais aussi se félicite du grand bond effectué dabs ce domaine entre 2017 (34%) et 2025 (93%).
Selon le responsable de l’unité suivi évaluation du CNLS, :<< la levée de la rétention des données a permis une certaine complétude cette année parce que les gens ont renseigné et cela nous a permis d’élaborer nos indicateurs>>.
Des efforts ont aussi été fournis en ce qui concerne la rétention des patients avec notamment la dispensation <<multi-mois>> permettant aux patients de bénéficier jusqu’à six mois de traitement ARV limitant ainsi d’éventuels déplacements vers les structures sanitaires
A toutes ces raisons, il s’agit d’ajouter l’appui psychologique dispensé au niveau communautaire.
Ces résultats montrent que même si le Sénégal n’a pas encore atteint les objectifs fixés par l’ONUSIDA pour 2025, les avancées enregistrées confirment l’efficacité du dispositif national de riposte, fondé sur l’accès élargi aux ARV, le renforcement du dépistage et l’engagement des acteurs sanitaires et communautaires.

