Le Conseil National de Lutte contre le Sida poursuit sa série d’atelier de formation destinée aux décideurs et acteurs de l’administration publique.
Un atelier se tient ainsi du 11 au 13 Décembre et destiné à sensibiliser le personnel cadre de l’administration pénitentiaire sur les droits humains liés aux services VIH.

Une occasion de partager avec ces acteurs du secteur justice, le module de formation Doits humains élaboré par le CNLS et destiné à réduire la stigmatisation et la discrimination à l’endroit des populations vulnérable en particulier des détenus. Le but est ainsi de mieux faire comprendre les droits humains mais aussi de travailler à la dignité des citoyens, la promotion de l’équité et la garantie d’une meilleure approche vis-à-vis de cette catégorie de population
DR Awa Diagne, chargée du programme Fonds mondial su CNLS qui présidait l’ouverture de ce atelier a tenu à rappeler que parmi les contraintes qui freinent la riposte « l’un des défis majeurs de cette lutte réside dans la stigmatisation et la discrimination, y compris en milieu carcéral ».

D’où l’importance d’une telle rencontre qui permet de tenir des discussions et de partager des expériences en mettant en lumière les défis à relever et des propositions concrètes à travers un dialogue constructif entre acteurs.
L’administration pénitentiaire, à travers le représentant du Directeur général,Inspecteur Samba Diouf a rappelé le contexte de surpopulation carcérale, de vétusté et de promiscuité dans les prisons. De son avis, « les difficiles conditions de détention constituent des facteurs favorisant le risque de transmission du VIH et d’atteinte aux droits humains ».
Cet atelier d’une durée de trois jours de formation aux droits humains devrait constituer une opportunité de résoudre ou dégager des pistes de résolution de bien des difficultés dans ce domaine.

