Un effet collatéral de l’invasion russe en Ukraine. Selon Carnegie Politika, un institut de recherches sur la Russie basé à Berlin, le nombre de cas de VIH au sein de l’armée de Moscou est en pleine recrudescence.
Les chiffres de cet institut – réputé pour son approche non partisane – sont éloquents : ils auraient été multipliés par 13 à la fin de l’année 2022, puis par 20 à la fin de 2023. Le Military Medical Journal
, lui, souligne auprès du quotidien The Times une multiplication par cinq des cas entre le début de la guerre en février 2022 et l’automne de la même année.
Raison avancée par Carnegie Politika : des rapports sexuels non protégés que peuvent avoir certains soldats. L’usage de seringues est également mis en évidence, qu’il s’agisse pour la consommation de drogue, mais aussi pour des transfusions sanguines, notamment la réutilisation de ces ustensiles dans les hôpitaux de campagne auprès des soldats blessés.

